Poèmes de l’Himalaya

De KO Un

Traduit par No Mi-Sug et Alain Génetiot

Achevé d'imprimer : Octobre 2015

194 pages, 11x21 cm

ISBN : 9782367270425

Prix : 13 €

Corée du Sud

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9782367270425Aucun oiseau ne s’envole au hasard. Bien qu’il vole dans le ciel où rien ne pourrait s’accrocher à ses ailes, il existe sans conteste une route que suit l’oiseau dans le ciel infini. Même dans les plus profondes montagnes sous le ciel les oiseaux ont leurs chemins d’oiseaux et les animaux de toutes sortes ont chacun leurs propres passages secrets. 

Sans doute avons-nous dû apprendre des créatures vivantes de la nature. Depuis la nuit des temps, les hommes en sont venus eux aussi à trouver leur propre chemin. Peut-être suis-je parti moi aussi parce qu’il existait un tel chemin. Le chemin était sans fin vers l’endroit où souffle un éternel vent d’ouest, même hier, même aujourd’hui.

KO Un

De son séjour en Himalaya, Ko Un a tiré des poèmes d’une beauté sincère et touchante. Paysages du Tibet, rencontres au détour d’un chemin, difficulté du voyage à des hauteurs où l’oxygène vient à manquer, loin des clichés du mysticisme, le poète porte un regard plein de lucidité sur la réalité de la terre qui l’accueille et invite le lecteur à le suivre sur les chemins du toit du monde.

Ko Un, né en 1933, est actuellement l’un des poètes les plus célèbres de Corée du Sud. De son œuvre monumentale (près de 150 volumes de poésie, essais, prose, récits…) on peut lire en français les recueils de poésie Qu’est-ce ? Poèmes zen (Maisonneuve & Larose), Sous un poirier Sauvage (Circé), Dix mille vies (Belin) et Chuchotements (Belin).

Lire les bonnes feuilles

(…)

En bas des versants himalayens

 

Cette montagne

Les neiges de dix mille longues années

Ou une partie de la neige qui vient de s’amonceler

Comme une femme qui donne son corps

Il faut reconnaître le temps à bout de souffle où elles fondent encore et encore

Vers trois heures de l’après-midi

 

L’eau fondue d’un seul coup déferle

Vers cinq heures de l’après-midi

 

Si tu ne peux pas te sauver à temps

De la coulée qui te bloque

Alors arrête-toi

En te disant que ce serait bien aussi qu’elle t’emporte

 

(…)