KIM jung-hyuk

KIM Jung-hyuk se caractérise par  la variété de sa carrière : critique de livres pour une librairie en ligne, responsable du rayon DVD d’une librairie spécialisée dans les arts, journaliste musical pour un magazine sur la culture pop… En plus de la littérature, il s’intéresse à de nombreux domaines comme le cinéma, la musique et la nourriture. Ses proches ne le considèrent pas comme un écrivain mais plutôt comme un touche-à-tout. Son intérêt pour le dessin et la bande dessinée l’amène à illustrer lui-même ses recueils de nouvelles et à travailler comme dessinateur free-lance. Il avoue s’inspirer de romanciers comme Dostoïevski, Raymond Carver et Murakami Ryu, de groupes comme les Beatles et The Velvet Underground, mais aussi de réalisateurs comme Tim Burton et Alfred Hitchcock.

Il aime faire des collections : CDs, LPs, DVDs, objets électroniques, figurines, ou encore objets anciens qui semblent ne plus servir à rien. Toutes sortes d’objets, réels quoique peu communs, que l’on retrouve dans les récits de l’auteur aux côtés d’inventions plus ou moins farfelues. Chaque objet porte un nom et prend vie sous la plume de KIM Jung-hyuk.  Il crée également des personnages aux caractères particuliers ou aux emplois rares : l’ « inventeur de concepts » qui reste enfermé sous terre pour inventer des concepts inutiles, l’homme qui erre à la recherche de la « Banana Inc. » à l’aide d’une vieille carte laissée par un ami avant de se suicider, le géomètre cartologue qui cherche une direction à donner à sa vie en utilisant une carte esquimau en bois… En prenant pour sujet d’écriture des objets triviaux, des personnages inhabituels et des musiques inconnues, Kim Jung-hyuk parvient à éveiller la sensibilité de ses lecteurs dans un monde massivement dirigé par le numérique.